L'Amour des Richesses (de Nice, France)

L’AMOUR DES RICHESSES - Par Gérard Siogli

 

“Qui aime l’argent n’en aura jamais assez et qui se complaît dans l’abondance ne sera jamais satisfait de ses revenus.”  (Ecclésiaste)

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         Le bonheur qui convient à l’homme est de manger, de boire et de jouir de ce qui est bon au milieu de son travail qui lui donne tant de peine sous le soleil, pendant les jours que Dieu lui accorde à vivre; c’est là ce qui lui revient. En effet, si Dieu confie à l’homme des richesseset desbiens, et s’il lui octroie la possibilité d’en profiter, de retirer ce qui lui revient et de trouver de la joie dans son travail, cest un DON. Car lorsque le Créateur remplit son coeur de plaisir, cet homme ne se préoccupe pas trop de la brièveté de sa vie. Il y a un bonheur légitime; qui est celui que l’Etre suprême attribue. En fait, il est permis de jouir du bonheur (un besoin naturel) qu’on laisse au Seigneur le soin de nous dispenser, tandis qu’il n’y a pas de bénédiction sur ce qu’on “extorque” – pour ainsi dire – à la Providence, par un effort tout personnel et pas sa volonté propre.

          Le sort de tout homme est de mourir une seule fois; après quoi il est jugé par Dieu. Ainsi chacun de nous lui rendra compte pour lui-même. Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ; chacun recevra ce qui lui revient, selon les actes – bons ou mauvais – qu’il aura accomplis pendant qu’il était dans son corps.

              Dans la parabole assez surprenante de “L’économe infidèle” rapportée dans Luc 16:1-13 ce qui est loué n’est pas la tromperie de l’intendant, mais son habilité, sa prévoyance, son esprit avisé; car il a compris le parti qu’il pouvait tirer des biens qui lui étaient confiés. Dans le récit, les richesses qui sont appelées “injustes” ne sont pas celles qui auraient été acquises, mais celles qui sont mal employées, mal utilisées lorsqu’on s’en considère comme le propriétaire, alors qu’on en est que l’administrateur ; elles ne sont pas à nous, et pas seulement à Dieu, mais à “autrui”, à tous ceux à qui le Seigneur veut les faire parvenir par notre intermédiaire; car c’est à Lui qu’appartiennent “tout l’argent et tout l’or.” Ce qui est mal, ce n’est pas de posséder des biens terrestres, mais d’en être “possédé”. La Bible nous montre le danger des richesses et le

moyen d’y échapper, en même temps que l’usage judicieux qu’il en faut faire pour n’en être ni l’esclave ni l’idôlatre adorateur.    

 

          LES RICHESSES VERITABLES               

             Comme nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous ne pouvons rien en emporter. La possession de richesses en ce monde ne doit pas nous rendre arrogants, et nous ne devons pas fonder notre espoir sur elles, car elles sont instables. Il est préférable de placer notre espérance en Dieu, qui nous dispense généreusement ses moyens pour que nous  en jouissions, tout en faisant le bien par des oeuvres bonnes, en étant prodigues et en partageant avec les autres. Dans son grand amour,  Dieu a préparé pour nous un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se salir, ni perdre sa beauté; il le tient en réserve pour nous dans les cieux. Le Seigneur nous donne tout ce qu’il faut pour vivre dans notre attachement à Lui. Nous bénéficions ainsi des dons les plus précieux et les plus grands en voulant – par ceux-ci – nous faire participer à la nature divine et nous aider à fuir la corruption que les mauvais désirs font régner dans ce monde.

 

Note:

Gérard Siogli: Membre et Ancien de l’Eglise Protestante Baptiste de Nice, en France et Gédéon International.

Il est notre écrivain invité.

"Nous nous sommes tournés vers l'Eternel; et Il nous a répondu. Qui regarde vers Lui est tout illuminé et rayonnant de joie." (Psaume 34: 5 et 6)